Jeudi 29 octobre 2009
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Exceptionnellement un article court.
M. Sarkozy, ou ses conseillers (ou ses nègres) sont en panne d'inspiration. Mais, il faut aller faire un discours devant les agriculteurs ! Alors, bah... on reprend un discours de Février dernier.
Mais attention, hein, M. sarkozy n'est pas venu devant les agriculteurs pour tenir un discours qui a déjà été entendu. Ah, oui, c'est lui qui le dit !
Regardez...
Bon, c'est vrai que l'electoral paysan est celui qui reste le plus
fidèle à M. Sarkozy, d'après le figaro, donc il faut, le choyer : c'est lui la base de toute réussite éléctorale future...
Mais il ne faudrait pas occulter quand même la nécéssaire mutation de notre société, si l'on veut que la planète ne souffre pas trop, et nous avec. On voit les bienfaits du productivisme sur les
plages bretonnes ; Bretagne, qui, rappellons le, dépasse largement à elle seule les performances agricoles de certains pays de taille moyenne (je ne parle donc pas du vatican ou du Luxembourg...),
et que l'agriculture très intensive ravage... (L'eau, trop chargée en engrais, est impropre à la consommation !) Mais s'il n'y avait que la bretagne ! Hélas, l'agriculture a également sa part dans
le réchauffement climatique. Le méthane produit de diverses manières dans l'agriculture intensive est un gaz à effet de serre bien plus fort que le CO2... heureusement, il disparait plus vite. (12
ans en moyenne pour chaque molécule... qui se transforme en CO2 à l'issue de sa disparition, rappellons le !) Bref, il serait peut être nécéssaire de revoir notre modèle agricole. Déjà, on pourrait
utiliser les déchets...
A la Réunion, ils ont inventé un truc sympa : on utilise tout ce qu'il reste de la canne à sucre une fois qu'on a extrait tout le sucre (il reste pas mal de choses) pour alimenter une centrale
electrique ! Au lieu de bruler du pétrole pour chauffer l'eau et faire tourner les turbines qui produisent de l'electricité, (C'est le principe de base de la production d'electricité, le reste
(pétrole, charbon, nucléaire) ce n'est qu'un moyen de chauffer l'eau) ils brulent les énormes quantité de déchets végétaux issues de la canne à sucre ! Et, comme le carbone vient de l'atmosphère,
(il a été capté par les plantes) il ne vient pas en injecter dans le système carbone de l'atmosphère ! Bref, c'est bien plus écolo que de bruler du pétrole.
Pourquoi on ne fait pas ça, nous ? Le blé, le tournesol, et toutes ce schose qu'on produit dans nos champs, il n'y a pas moyen de le recycler ? C'est pas l'idée du siècle qui va tout arranger, mais
ça ferait des économies d'Uranium, non ? ou de pétrole...
Par Malaberg
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Dimanche 25 octobre 2009
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Il est très fort, Nicolas Sarkozy. Et bien plus prudent qu'on ne l'imagine. Voilà même qu'il anticipe tellement qu'il sait comment faire d'un coup de baguette magique
une victoire d'une défaite.
La baguette magique, c'est le tripatouillage éléctoral.
Il prend deux formes. Premièrement, il y a le redécoupage des circonscriptions législatives. On ne va pas s'éterniser là dessus. Dans certains départements, il est neutre, dans d'autres, il est
totalement abracadabrant. Par exemple le Gard. Ce très charmant département doit gagner une circonscription. Est il possible qu'elle aille, comme 4 des 5 anciennes, à la droite ? Réponse oui. Et
les ciseaux ont bien fait leur boulot. Avant, la quatrième circonscription, détenue par l'UMP, était fragile pour la droite, (53.15% pour l'UMP contre 46.85% pour le candidat PCF en 2007) et avait
même été détenue par un Communiste en 1988 et 1997. Mais les ciseaux sont passés par là ! Cette circonscription est limitrophe d'une circonscription PS, (la 5e circ) la seule du département. Et,
coup de chance, les cantons de la 4ème circonscription qui votaient à gauche sont également ceux qui sont les plus proches de la circonscription PS ! Donc, l'UMP a rattaché ces méchants cantons qui
votent mal à une circonscription qui vote mal de toute façon. Et, à cette circonscription, on a enlevé les cantons qui votent bien, pour conforter les autres députés UMP. Histoire de pouvoir
intercaler la nouvelle circonscription dans la zone bien à droite, sans prendre le risque de faire battre l'un des sortants. Pari gagné, la nouveau redécoupage crée une circonscription de droite
tout en renforçant les sortants UMP, et le sortant PS, qui n'en avait pas besoin, et qui tout seul ne fera pas le poids numérique face à cinq députés d'un autre camp...
Il y a d'autre exemples comme celui ci, comme, dans les bouches du rhone, on prend un canton communiste très à gauche à la 16 circonscription gagnée de peu par le PS, et on lui ajoute un canton de
droite... histoire de la faire basculer plus facilement. Le canton communiste est, lui, rattaché à la seule circonscription communiste du département, (la 13e circ) qui n'en avait pas besoin, et
c'est d'ailleurs à cette circonscription qu'on a pris le canton de droite...
Et il y a un deuxième bouclier electoral. M. Sarkozy tente de faire passer dans une réforme sur les collectivités qui n'a somme toute rien de révoltant, un mode de scrutin qui est, lui totalement
scandaleux. 80% d'élus au suffrage universel majoritaire à un tour, et 20% par compensation proportionnelle, dans les nouvelles "régions et départements fusionnés"
Je m'attaque tout d'abord à la première partie. ça veut dire que le candidat arrivé en tête dans la circonscription est élu, même s'il ne fait que 20%... Très représentatif. Or, on a observé lors
des dernières élections que l'UMP arrivait presque systématiquement en tête, et que, lorsqu'elle était battue, c'était le plus souvent au second tour. Ceci parce que la gauche est diverse, et que
la droite fait bloc. Aux européennes, en prenant comme circonscriptions les départements, comme l'UMP est arrivée en tête dans 92 départements sur 96 métropolitains, elle aurait obtenu 92 sièges,
soit 95% des sièges, avec juste 27.8% des voix ! C'est vrai que ce scrutin est chouette, non ?
C'est ce même scrutin qui, en angleterre, a permis au parti travailliste, avec juste 3% de plus que le parti conservateur, d'obtenir 55% des sièges, contre 30% au parti conservateur. Chouette, non
?
Alors, pour tenter de faire passer la pilule, Sarkozy a voulu mettre en place un système de compensation proportionnelle, soit disant "comme en allemagne". Sauf, qu'encore une fois, soit il ment,
soit il est très mal renseigné. Un peu lorsqu'il invoque, en exemple pour justifier le boucler fiscal, le fameux bouclier fiscal allemand. Sauf, qu'il n'y a aucun bouclier fiscal en Allemagne !
C'est du niveau de l'élève qui invente des citations dans sa copie de philo du bac...
Je précise ce qu'est la compensation proportionnelle : elle consiste à enlever des voix que l'on compte à la proportionnelle, les voix des députés élus au suffrage universel par circonscriptions à
un tour. ce qui compense en effet : un élu au suffrage direct, c'est un de moins à la proportionnelle, si toutefois le nombre de sièges directs est égal au nombre de sièges proportionnels.
En Allemagne, la compensation proportionnelle est de 50%, ce qui compense, en effet, quasi parfaitement l'autre scrutin.
Mais, de plus, il y a la bas, deux bulletins. Un, pour le vote majoritaire à un tour, et l'autre, pour le scrutin de compensation proportionnelle. Ce qui compense le phénomène de "vote utile" : un
électeur des verts allemands vote souvent social démocrate au vote majoritaire, et vert à la proportionnelle. Alors que M. Sarkozy entend garder un bulletin unique ! Donc, les petits partis, qui
seront victimes du vote utile, seront, par la clause des 5%, éliminés de la RP, ou alors s'ils arrivent quand même à faire 5 %, sous représentés dans cette sous représentation proportionnelle de
seulement 20%. Ils auront les miettes... C'est donc très pluraliste en effet...
Donc, de ce fait, il suffira à l'UMP d'avoir 5% de plus au niveau local que le deuxième pour rafler la plupart des sièges, même si la droite est très minoritaire : par exemple UMP 25%, PS 20%
écolos 15% NPA+Front de gauche 13%, FN, 8%, Modem 8%, ca fait le siège pour l'ump, même si la droite fait, sans le modem, 33%, et la gauche (sans le modem) 48%... reportez cela avec quelques
variations selon les circonscriptions, et vous verrez que la droite obtient facilement 60% des sièges, voire beaucoup plus.
C'est donc bien à un double bouclier électoral que nous avons affaire. Un pour les circonscriptions, et un pour les régions. Si vous ajoutez à cela que sarkozy a dans la tête d'introduire le
système des régions aux élections législatives, on peut penser qu'il pense à son avenir, et à celui de son parti, en effet...
Gag: vous remarquerez, que, pour justifier ses boucliers, qu'ils soient fiscaux ou electoraux, Sarkozy cite en se trompant l'Allemagne en exemple. Question : qu'est ce que l'Allemagne a bien
pu lui faire ?
Par Apparence
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Samedi 17 octobre 2009
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15:56
Alors, je suis de retour, après un plus d'un mois d'absence. Je suis désolé de ne pas avoir eu le temps d'écrire, surtout qu'il
y avait matière à, mais mon travail ne m'en avait pas laissé le loisir.
Je précise, oui, j'ai changé de nom, Apparence, ça faisait trop superficiel et évaporé. Malaberg est un nom qui m'est venu à l'esprit, et que j'aime bien. Donc je le garde comme pseudo.
Revenons d'abord sur l'Allemagne.
En Allemagne, comme je l'écrivais dans mon précédent article, le SPD s'est finalement pris une raclée : il fait un des pires scores de son histoire. (pour être précis, le pire depuis les elections
pas très nettes de la période nazie, et, en passant outre cette peu démocratique époque, le pire depuis 1893 !)
Je ne vais pas répéter ce que j'ai déjà écrit dans le précédent article, mais, comme je l'ai entendu en suivant la soirée electorale, de la part même d'un responsable du SPD, si le SPD persiste
dans la voie qui est la sienne actuellement, dans quelques années, ils trouveront peut être que 23 %, ce n'était pas si mal.
Je rappelle les chiffres, pour ceux qui ne les auraient pas en tête (ce qui est normal)
CDU + CSU : 33.8%
SPD : 23%
FDP : 14.6%
Die Linke : 11.9%
Die Grünen :10.7%
Je rappelle que la CSU est la composante de la CDU en Bavière (et en Bavière uniquement) ce qui explique qu'on assimile souvent ces partis et qu'on additionne leurs scores. Ici, on a sinon CDU
27.3%, CSU 6.5%
Angela merkel a donc les coudées franches pour faire une nouvelle majorité politique au bundestag : par le jeu de répartition des sièges, la CDU/CSU, et le FDP détiennent 53.3% des sièges, et
Merkel va donc pouvoir se passer des sociaux démocrates pour gouverner. Les Allemands vont souffrir, surtout que le FDP est plus fort que jamais dans cette coalition : il n'avait jamais fait un tel
score, son meilleur avant étant en... 1961. Autant dire qu'ils se sentent pousser des ailes depuis quelque temps. Comme c'est un parti néolibéral qui prône la réduction des aides sociales, (qui,
après les saignées de Schröder, n'ont plus rien de consistant, mais c'est encore trop), et que Merkel va devoir les écouter, et mettre la barre davantage à droite qu'elle ne le faisait, oui, les
allemands vont souffrir...
Retour sur un sujet qui ne mérite pas d'être dans ce blog (il n'est pas politique, il est polémique), mais que je mets quand même
La nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD.
Luc Chatel, porte parole du gouvernement a déclaré, sans mauvaise foi bien évidemment, devant le tollé qu'a suscité ce sujet "On voudrait interdire à un individu d'accéder à une fonction à cause de
son nom, de son visage, et de son origine sociale ! C'est ça la république ?"
Ce monsieur n'a pas peur du ridicule, ou alors il a très peur de Sarkozy père, c'est ce qui m'est venu à la tête quand j'ai vu ceci.
Etant donné que M. Sarkozy junior a quelques années de plus que moi, mais que j'ai déjà un niveau d'études supérieur au sien, (je suis en bac+3, il n'est qu'en bac+2), j'ai envie de dire : et moi,
alors, pourquoi ne me nommerait on pas à la tête de l'EPAD, ou de tout autre établissement de ce genre ?
Blague à part, les propos de Chatel sont guignolesques, on peut trouver d'autres raisons pour justifier que J.Sarkozy n'a rien à faire là. Par exemple, qu'il n'a aucune qualification pour le faire,
que, oh hasard, la seule personne de son age dans tout la france qui est pressentie pour un tel poste est le fils du président de la république en excercie, par exemple. Il suffit de lire le canard
enchaîné pour savoir comment N. Sarkozy a manoeurvré pour placer son fiston là bas.
Dernier argument du Staff UMP obligé de soutenir le fils de papa : Jean sarkozy est légitime : il a été élu.
Ah, oui alors, s'il a été élu...
interessons nous d'un peu plus près à ces elections.
La première, il a été élu conseiller général. Bon, il était UMP, et il s'est fait élire dans le canton de papa, un canton qui enverrait un Stupidausaurus Rex au conseil général, pourvu qu'il ait
une étiquette UMP. (et oui, on est à Neuilly sur Seine...) Quel mérite ! Avec l'investiture UMP, je suis certain que, moi aussi, j'aurais été élu. (D'ailleurs, comment Jean Sarkozy a-t-il obtenu
l'investiture UMP, si ce n'est grâce à son nom et aux amis de papa, les Balkany ?)
Mais, là encore, surprise, Jean Sarkozy est élu au premier tour avec 56 % des voix. Bravo Jeannot ! Sauf qu'en 2004, un certain Nicolas Sarkozy avait été élu avec 74 % des voix si je me souviens
bien ! (toujours au premier tour)
Sarkozy fils a donc réussi à perdre presque 20% par rapport à son père. C'est un peu comme certains enfants à qui on offre un beau joujou, et qui, dix minutes après l'avoir découvert, l'ont déjà
cabossé et cassé de partout.
Belle performance, cette election, oh oui
Fier de cette extraordinaire performance, il a soit-disant été élu à la présidence du groupe UMP-NC du conseil général. Oui, mais là encore, oh miracle, il a fallu l'intervention des copains
balkany pour réaliser cette extraordinaire performance...
J'arrête là avec cette polémique, mais il me fallait à tout pris défaire les arguments malsains qui avaient étés émis pour défendre l'indéfendable. Vive le népotisme.
Retour sur un fait plus vieux.
Hugo Chavez. A la lecture de ce nom, les cheveux des trois quarts des français et de la totalité des journalistes se hérissent sur leur tête.
Il se trouve que cet homme, je ne l'apprécie pas spécialement, et je suis en désaccord avec lui sur plein de sujets (les relations qu'il entretient avec Castro, avec Ahmadinnejad, entres
autres)
Mais je ne supporte pas la calomnie, quelle qu'elle soit. (Sans apprécier Fredéric Mitterrand, je trouvais que le lynchache médiatique dont il a été victime était vraiment sans fondement et
injuste, d'ailleurs, un lynchage médiatique n'est pas justifiable, comme tout lynchage.)
En France, et par la plupart des grands médias, Chavez est dépeint comme un demi dictateur.
Or, il n'a rien du dictateur. Tout d'abord, il organise des elections très souvent. et quand il les perd, il respecte le choix de la population. (Je ne connais pas beaucoup de dictateurs qui
acceptent de perdre les elections, et d'en organiser, autrement qu'en les truquant)
Ensuite, il y a eu l'affaire de "Chavez censure les médias !" ah, oui... c'est vrai. Il a refusé en 2007 de renouveler la licence (qui arrivait à échéance) d'une chaine privée qui avait
appelé à le lyncher lors du putsch dont il avait été victime en 2002. En france, si jamais une chaine privée avait appelé à mettre à mort au sens propre le président de la république (ou qui que ce
soit d'ailleurs), pensez vous que la chaine serait restée très longtemps en activité ?
A ce propos, je rappelle que la licence de TF1 est arrivée à échéance en 2006, et qu'elle aurait du, selon les termes du contrat, faire l'objet d'un appel d'offre pour savoir qui aurait le droit
d'occuper le premier créneau hertzien, mais qu'il n'en a rien été, le gouvernement français a renouvelé sans sourciller (et sans respecter le contrat) la licence de TF1. Entre copains, on ne va pas
se mettre des batons dans les roues...
Alors, oui, Chavez censure les médias qui lui sont hostiles, on peut dire ça...
Enfin, il y a le plus contestable : le renouvellement des mandats : Chavez a fait en sorte (par référendum) que le nombre de mandats du président ne soit plus limité. "Ohlala, il veut être
président à vie ! " a-t-on entendu en France.
Petite question, avant 2008, y avait il une limite au nombre de mandats présidentiels en France? et non... Donc selon ce principe, ça fait du Général de Gaulle (qui a mis en place ce système avec
le président si puissant) un Dictateur qui voulait être président à vie, n'est ce pas? Et idem pour ses successeurs qui n'ont rien changé à ce système. Le seul démocrate, c'est donc sarkozy qui a
limité le nombre de mandats...
Donc, la france était une dictature avant 2008... et oh, mon dieu, la plupart des pays européens sont des dictatures ! (combien de pays limitent ils leurs mandats ? à part la peu démocratique
russie, je n'en connais pas...)
Bref, cet argument est ridicule. D'autant plus qu'un peu auparavant, le président d'un pays voisin, (la Colombie) Alvaro Uribe, a fait passer la même chose, plus de limite au nombre de mandats,
mais on n'a stricement rien entendu en france sur ce président qui veut être président à vie ! Au contraire, Uribe est un gentil personnage qui combat les méchants FARC qui ont capturé la
malheureuse Ingrid Bétancourt... ah, lui, c'est un gentil .Comment cela se fait-ce ?
Petite différence entre Chavez et Uribe : Uribe est un allié des états unis, et un représentant de la droite très dure, limite fasc... (je m'arrête là).
Cela dit, je précise que je suis contre le renouvellement infini des mandats. Donc, j'étais contre la mesure de Chavez, mais elle n'est pas pire que ce qu'on connait en europe, à partir de là,
pourquoi crier au scandale ?
Je suis contre le renouvellement et le cumul des mandats. Un seul mandat à la fois, pas trop long (7 ans c'est beaucoup trop), et renouvelable si nécéssaire une fois. Allez, deux parce que c'est
vous et si le mandat est court. (3 ans)
C'est ce que je pense.
Allez, j'espère que je ne vous ai pas trop saoulés, eventuels lecteurs, et à la fois prochaine !
Par Apparence
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Lundi 31 août 2009
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En Allemagne, hier, viennent d'avoir lieu plusieurs éléctions régionales. (dans les länder)
Ce pays étant un état fédéral, contrairement à la france, toutes les élections régionales n'ont pas lieu en même temps (pour nous, si, puisque les prochaines ont lieu en mars 2010) et les dates
sont egrenées, comme ça, au fur et à mesure des années, ce qui garantit des tests élétoraux réguliers. Donc, le dernier en date, c'était Hier.
On peut dire que ces élections étaient suivies : en effet, le 27 septembre ont lieu en allemagne les éléctions générales qui détermineront le nouveau parlement. Jusqu'à Hier, La CDU (parti
Chrétien-Démocrate, conservateur) caracolait en tête des sondages, loin devant son principale rival, le parti social-démocrate SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands), le plus vieux parti de
ce pays, qui apparait relativement usé par la coalition menée avec la CDU depuis 2005.
En effet, la CDU navigue, dans les sondages, entre 37 et 39% (35.2% en 2005) des intentions de vote, et le SPD entre 21 et 23% (34.2% en 2005).
Le problème, c'est qu'en Allemagne, les sondages sont à peu près aussi fiables qu'en France lors de l'election présidentielle de 2002 (Je rappelle Chirac :19.9%, Le Pen, 16.9%, devant Jospin,
16.2%, alors que rien ne laissait penser que Jospin serait si bas et Le Pen si haut, d'après les sondages), et que les surprises sont donc souvent au rendez vous. Aussi, lors des deux dernières
elections fédérales, la CDU avait caracolé en tête pendant toute la campagne, avant de redescendre pendant le dernier mois, puis de perdre sechement lors du vote (en 2002, ET en 2005, je rappelle
que la droite est théoriquement MINORITAIRE au Bundestag).
et on dirait que c'est ce qui est en train de se produire. Enfin, il faudra attendre le jour du vote pour juger, mais ces elections régionales, dans trois länder, dont deux d'ex allemagne de l'est
montrent dans deux des trois cas une forte baisse de la CDU : en Saxe, elle se maintient à peu près : 40.2 % contre 41.1 % auparavant, mais en Thuringe et en Sarre, elle coule, perdant un quart de
ses voix voire plus : 31.2% contre 43 % en thuringe et 34.5 % contre 47.5% en Sarre.
Jusqu'ici, rien que de très normal, me direz vous, sauf que cette déroute ne profite pas au SPD. En effet, ce dernier enregistre des scores qui s'améliorent à peine, voire baissent : 10.4% contre
9.8% en Saxe, stable, 18.5% contre 14.5% en Thuringe, et 24.5% contre 30.8% en Sarre.
Le SPD semble ainsi payer les frais d'une politique commune avec la droite, et qui le laisse juste avec le noyau dur de son electorat. lui faisant atteindre au moment des européennes (20.8%) son
plus bas niveau depuis 1910, en exceptant les elections truquées de a période nazie.
En Saxe et en Thuringe le parti de la gauche radicale, Die Linke, traditionnellement bien implanté, se maintient à flot devant le SPD : 20.6% contre 23.6 % en Saxe, et 27.4% contre 26.1% en
Thuringe, mais c'est surtout en Sarre où il fait une poussée spectaculaire :21.3% contre 2.3 % auparavant ! Il semble avoir ici pris une partie de l'electorat du SPD.
Donc, moralité de tout cela, le SPD semble bien s'être perdu dans cette grande coalition qu'il mène avec la CDU, à tel point qu'il n'est plus capable de profiter des faiblesses momentanées de son
vieil adversaire pout se refaire une santé electorale.
Il est probable que malgré ces revers, Merkel soit réélue, en effet, on l'imagine mal, même en baisse se faire laminer par le SPD.
La réponse viendra des elections fédérales de septembre, on verra donc quel est le prix payé par la gauche quand elle fait la politique de la droite. espérons qu'en france, notre gauche ne sera pas
aussi stupide que cela. Mais, à entendre certains comme Manuel Valls, ça semble mal parti...
Par Apparence
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Mardi 25 août 2009
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Je vais parler d'un sujet qui a de quoi agacer, d'autant plus qu'il est assez lourdement remis sur le tapis ces derniers temps. Je veux parler des primaires au PS.
Évidemment, la première réaction, un peu primaire, à la vue de ce sujet récurrent, est "mais qu'est ce qu'on s'en fiche ! Ils feraient mieux d'avoir un programme clair, plutôt que de se chamailler
en public sur ce genre le discussion interne !"
Évidemment, c'est une réaction tout à fait fondée, qu'on soit sympathisant PS, où qu'on ne le soit pas. Mais je pense qu'on peut faire une autre analyse de ces "primaires". En regardant pas si loin
de chez soi. (pour moi en tout cas). Intéressons nous à l'Italie.
Ah, oui, l'Italie. Associons les mots "Politique" et "Italie", et qu'est ce qui vient ? Et oui, Berlusconi. Alors que cet homme pratique le contraire de ce qu'on appelle politique, c'est son nom
qui revient dès qu'on évoque la politique Italienne.
Alors, petite question, comment l'Italie en est-elle arrivé là ?
Tout d'abord, Je rappelle que l'Italie, c'était le Pays du Parti Communiste le moins Stalinien et le plus fort d'europe (de 25 à 35%), jusque dans les années 1990. Ensuite, sans entrer dans les
détails, ils s'est auto dissous, pour des raisons plus ou moins obscures, et la majorité est devenue socialiste (formant le parti PDS, puis DS, les démocrates de gauche) et une minorité (pesant
jusqu'à l'année dernière 6-7% de l'électorat) est restée communiste et a fondé le PRC (parti de la refondation communiste)
Mais voilà. Les Démocrates de gauches trouvaient qu'ils ne pesaient pas assez (entre 16 et 22% des voix) alors, il se sont mis à regarder plus à droite, vers la marguerite, parti du centre-droit,
issu de la démocratie Chrétienne.
Alliés au PRC et à d'autres petits partis allant de la gauche de la gauche au centre droit, ils ont remporté une très courte victoire sur la coalition de Berlusconi en 2006, portant un certain
Romano Prodi, ancien président de la commission européenne (un affreux gauchiste donc) au pouvoir.
Prodi, pour conforter son assise sur la majorité hétéroclite qui l'avait porté au pouvoir, a décidé rassembler le plus de monde possible dans un seul parti : le Parti Démocrate, comme aux états
unis. Outre les DS et la marguerite, plusieurs petites formations ont rejoint ce parti, qui, évidemment, ne s'est même plus revendiqué de gauche, puisqu'il comprenait un certain nombré d'éléments
issus de la droite. (le PRC et d'autres partis de la gauche de la gauche ont bien sûr refuse de le rejoindre.
Bon, jusque là, on n'a assité qu'à des manoeuvres politiques. Mais, o surprise, par précaution, ils décident de faire des primaires, ouvertes à TOUS les sympathisants
de gauche, pour désigner un secrétaire général du PD qui sera le candidat qui ira mener ce parti lors des prochaines elections législatives (qui s'annonçaient déjà proches puisque la fragile
coalition avait déjà explosé une fois sur sa gauche, avant de se reconstituer, et menaçait maintenant d'exploser sur sa droite.)
Alors, la participation est impressionnante : trois millions d'Italiens vont voter pour désigner le nouveau chef. Walter Veltroni, ancien communiste ne finissant plus d'adopter un discours
néolibéral pour se le faire pardonner, est élu.
Il s'ensuit un effet d'entraînement. aux éléctions législatives suivant l'explosion de la coalition due à un caprice d'un ministre de droite, le parti Démocrate fait 33%. et perd les
elections. Mais, syurprise, la gauche de la gauche, qui pesait plus de 11 % auparavant, s'est rassemblée. et s'est ramassée, en faisant à peine un score de 3%. Effet d'entrainement provoqué par la
participation à la primaire du PD de sympathisants de cette tendance, qui sont donc allés voter PD, même si ce parti centriste ne représente plus du tout leur opinions politiques. Ajouté à cela, un
effet "il faut voter utile" contre berlusconi, et on obtient ce résultat.
Je pourrais parler des heures dessus, alors je fais (enfin) le lien avec le PS en France.
De mon point de vue, et de celui de beaucoup d'autres personnes apparemment, au vu des elections européennes, le PS ne représente pas vraiment d'alternative. D'ailleurs, il est en train de mourir
de cela à petit feu : il est coincé entre acceptation du capitalisme néolibéral, et son ancien ancrage à gauche, qui lui assure quand même une bonne partie de son assise electorale. "Le cul entre
deux chaises" comme dirait Montaigne.
Alors, pour se regonfler, ces primaires, c'est l'Idéal : On va inviter tous ceux qui veulent, où presque (même l'ump, allez, tant qu'on y est... non quand même pas) à participer à ces primaires. Et
hop, effet d'entrainement, si la communication qui suit est bien faite, on rajoute un peu de "tout sauf sarkozy", et ça devrait suffire pour attirer les electeurs d'europe écologie, une partie de
ceux de la gauche de gauche, et même, tant qu'on y est, ceux du modem !
évidemment pas tous, cela va de soit.
Mais disons que l'organisation de ces primaires pourrait permettre de gonfler le PS une derniere fois avant sa mort lente. (c'est ce qui arrive en italie au PD : même en ayant vidé la gauche de
gauche, ses scores ne font que décroitre d'election en election)
Cette idée de primaire n'est donc pas aussi anodine qu'elle n'y parait, elle permettra entres autres de légitimer un candidat qui, sans cela risque encore une fois de ne pas arriver au second tour,
trop concurrencé qu'il serait sur sa gauche (NPA, PCF, PG), sur sa droite (Modem), et sur le domaine écologique (Cohn Bendit et la mouvance europe écologie).
Une primaire bien faite en terme de tapage médiatique et correctement organisée permettrait sans aucun doute d'écarter ce risque... D'où l'enthousiasme d'une bonne partie des dirigeants du
PS....
Donc, "Primaires, attention, danger!". Quel danger ? Que le PS nous coule tous avec lui...
Par Apparence
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